Il y a quelques années, à chaque déplacement du personnel du centre de transfusion, c’était 50 à 100 donneurs qui se retrouvaient, à la salle des fêtes de Crevant pour effectuer ce geste de solidarité.

Au fil des ans, pour diverses raisons le potentiel de donneurs a diminué malgré l’investissement de l’association de Crevant
pour enrayer cela. Les donneurs atteints par la limite d’âge n’ont pas été remplacés par de plus jeunes ; les personnes travaillant à l’extérieur de la commune ne pouvaient être présents lors des dons ; d’autres ne se sentaient pas concernées, ou bien ne pouvaient pas donner. Pour couronner le tout, au vu des effectifs restants, le centre de transfusion sanguine n’a pas jugé utile de continuer à prélever sur notre commune.

Pour des personnes en bonne santé, Il n’est jamais trop tard pour faire le premier pas, des collectes sont encore organisées dans certaines communes proches ou alors au centre de transfusion. Soyons donneurs aujourd’hui, accomplissons cet acte de solidarité pour que ce précieux sang puisse toujours et encore sauver des vies.

 

LE DON DU SANG

Les besoins

Aucun traitement ni médicament de synthèse ne peuvent encore se substituer aux produits sanguins. Irremplaçables et vitaux, les produits sanguins sont indiqués dans deux grands cas de figure : les situations d’urgence, et les besoins chroniques, qui concernent des patients que seule une transfusion sanguine peut contribuer à guérir ou à soulager.

L’obstétrique et les interventions chirurgicales

  • Au cours d’un accouchement, une hémorragie peut survenir, entraînant un besoin urgent et important en produits sanguins.
  • En cas d’hémorragie lors d’une intervention chirurgicale, il faut procéder à une transfusion de globules rouges. S’il s’agit d’une intervention d’urgence, et que le malade a perdu une grande quantité de sang, il reçoit aussi des plaquettes qui facilitent la coagulation et contribuent à arrêter le saignement.
  • Les grands brûlés nécessitent des transfusions de plasma.

L’hématologie et les cancers

Certaines maladies, comme les leucémies, touchent directement la production des cellules sanguines. Ces maladies hématologiques affectent la moelle osseuse et nécessitent la transfusion de globules rouges, de plaquettes ou de plasma selon les cas. Le traitement de ces pathologies non chirurgicales requiert de grandes quantités de produits sanguins.

Par ailleurs, le traitement intensif de certaines maladies peut entraîner une insuffisance de production de cellules sanguines. Dans le cas d’un cancer, par exemple, les traitements lourds (chimiothérapie, radiothérapie) entraînent la destruction des cellules cancéreuses, mais également la destruction temporaire des cellules de la moelle osseuse. L’organisme ne peut plus renouveler seul les cellules sanguines. Durant cette période dite d’aplasie, un support transfusionnel permet de renouveler les cellules sanguines, et à l’organisme affaibli par le traitement de se régénérer.

 

Le don de sang total

Le don de sang dit « total » est le don le plus courant. Après le prélèvement, les trois principaux composants sanguins – plaquettes, plasma et globules rouges – sont séparés.

Pour donner son sang, il faut être majeur et avoir entre 18 et 70 ans. 

 

Comment ça se passe ?

On prélève entre 400 et 500 ml de sang, en fonction du volume sanguin du donneur. Une femme peut donner son sang 4 fois par an, un homme 6 fois, en respectant un délai d’au moins 8 semaines entre chaque don. Les donneurs de groupe O, dits « donneurs universels », sont particulièrement recherchés car leur sang peut être transfusé à un très grand nombre de patients.

Source EFS, 29/04/11

 

Le don de plasma

Les polytraumatisés (chirurgie dans les accidents graves), les grands brûlés, les hémophiles, les patients souffrant de troubles immunitaires graves, ont besoin de plasma. Celui-ci leur est délivré soit par transfusion, soit sous la forme de médicaments.

Pour donner son plasma, il faut être majeur et avoir entre 18 et 65 ans. 

Comment ça se passe ?

Le procédé est similaire au don de plaquettes. On prélève jusqu’à 750 ml de plasma au donneur, puis on lui restitue ses autres composants (globules rouges et plaquettes). Les dons de plasma des donneurs du groupe AB, donneur de plasma universel, et du groupe B, sont particulièrement recherchés.

On peut donner son plasma toutes les 2 semaines, dans une limite de 24 fois par an.

 

Le don de plaquettes

Lorsque la maladie (leucémie, aplasie médullaire) ou les traitements lourds (chimiothérapie, radiothérapie) empêchent la fabrication de cellules sanguines par la moelle osseuse, le malade est dit en aplasie. La transfusion régulière de plaquettes permet alors d’éviter les risques d’hémorragies mettant en jeu la vie des malades.

Pour donner ses plaquettes, il faut être majeur et avoir entre 18 et 65 ans. 

Comment ça se passe ?

Le sang prélevé est séparé en ses différents composants. Les plaquettes sont alors collectées dans une poche pouvant contenir jusqu’à 650 ml, soit environ 6 fois plus que lors d’un don de sang total. Ainsi, un seul don permet de répondre aux besoins d’un malade ! Les plaquettes ne se conservent que 5 jours : pour faire face aux besoins, des dons réguliers sont donc indispensables.

On peut donner ses plaquettes jusqu’à 12 fois par an, en respectant un intervalle  d’au moins 4 semaines.

 

Donner son sang : mode d’emploi

Pour donner son sang, il faut être majeur et avoir entre 18 et 70 ans. Pour donner son plasma et ses plaquettes, il faut avoir entre 18 et 65 ans.

Une fois arrivé sur la collecte, et après avoir été accueilli par une secrétaire de l’EFS qui enregistre son inscription, le candidat au don remplit un questionnaire pré-don. Puis il est reçu par un médecin pour un entretien confidentiel, qui s’assure que le don ne présente pas de risque ni pour lui ni pour le receveur. Déclaré apte, le donneur signe alors une fiche qui matérialise son consentement, contresignée par le médecin. Il est ensuite accueilli par une infirmière qui prélève les tubes échantillons qui serviront aux analyses. Le prélèvement peut alors commencer, pour une durée moyenne de dix minutes.

Une collation est ensuite offerte. Après un don de sang, il est important de se restaurer et de s’hydrater. Ce temps de convivialité permet à l’équipe de collecte de garder un œil sur le donneur : selon les organismes, un don de sang peut parfois affaiblir ! Il est d’ailleurs conseillé de ne pas pratiquer d’effort violent dans les heures qui suivent.

Il faut compter entre 30 et 45 minutes pour l’ensemble du parcours du donneur